C’est quoi la « fast fashion » ?
C’est le fait que certaines enseignes de prêt-à-porter sortent des modèles semaine après semaine, et non selon le sacro-saint « Automne-Hiver / Printemps-Été ». Ainsi en moins d’un mois, les précédents articles achetés deviennent désuets. Ce cycle de production étant couplé à une politique de prix extrêmement agressive, il est tentant de retourner dans ces mêmes enseignes pour renouveler sa garde-robe. Des exemples d’enseignes ? Zara, H&M, … et le champion : SHEIN.

Les impacts d’une révolution
Mais où est le problème ? Les clients cherchent de la nouveauté à des prix abordables et c’est ce que proposent ces enseignes …
Le problème, c’est que ces entreprises de la Fast Fashion sont souvent accusées de plagiat, par de petits et grands créateurs. On peut en effet imaginer une automatisation de la création de patron soit dans la recherche d’idée ou leur génération.
Ensuite pour maintenir des prix extrêmement bas, certaines enseignes semblent rogner sur les salaires et sont soupçonnés d’offrir des conditions de travail déplorables.
Enfin, il y a aussi l’impact environnemental. SHEIN livre depuis la Chine dans plus de 150 pays des quantités pharaoniques de vêtements, ce qui induit un impact significatif sur les émissions de CO2 pour le transport. Mais ça ne s’arrête pas là, il semblerait aussi utiliser des matériaux polluants dans la confection des vêtements. On a ainsi retrouvé des traces de phtalate, plomb, cadmium, … dans des vêtements !
La fast fashion une fatalité ?
Il faut gardez à l’esprit que l’industrie du textile est très polluante, même hors cadre de la Fast fashion mais de façon moindre. On peut avoir une approche plus responsable de sa consommation de vêtement. Mais on peut néanmoins essayer de limiter l’impact de notre consommation de vêtements à un niveau environnemental mais aussi social.
Il est en effet plus sain pour la planète d’acheter un pantalon en lin produit localement que de faire venir une pantalon de chine à base de polyester, car moins d’impact sur la confection mais aussi pour le transport.
On peut aussi limiter la production en achetant du 2nde main par exemple (Vinted, friperies …) ou alors profiter de créateur proposant de l’up-cycling comme Maéli.

Ensuite il faut être réaliste, rares sont les vêtements issus de la Fast Fashion qui durent dans le temps, ils ne sont pas faits pour ça. Est-il intéressant financièrement d’acheter un vêtement à bas prix qui durera peu de temps ou alors un vêtement de qualité qui durera dans le temps ? Prenez une copie double, vous avez 4 heures ;p
Qu’est-ce qu’on peut faire ?
Sans doute que repenser sa relation à la mode et sa consommation de vêtements peut aussi être intéressant. A-t’on vraiment besoin de 52 saisons (1 saison par semaine) ?
Il existe des sites qui recensent les marques responsables. L’un d’entre eux est The Good Goods qui détient une liste de plus 100 marques éthiques. Si vous vous interrogez sur une marque de leur liste, vous avez la possibilité de consulter une fiche sur cette marque. Ainsi, vous saurez s’ils font du bio, de l’upcycling, s’ils sont engagés socialement …
Enfin si vous cousez, c’est pareil. Vérifiez la provenance du tissu quand c’est possible. Gardez à l’esprit que 10 mètres de tissu pour 5 euros, c’est suspect 😉
Si vous souhaitez en savoir plus, je vous conseille l’article d’oxfamfrance. En attendant, c’est à nous, consommateurs, d’inverser la tendance !
Pour aller plus loin
La vidéo de Sophie Leconte
Shein, Zara,… Quand le plagiat se mêle à la fast-fashion.
Shein, la créativité débridée reposerait-elle sur le pillage des créations de petites marques ?
Shein : pourquoi la marque d’ultra fast fashion fait polémique ?
Shein: des conditions de travail pas brillantes.
Fast fashion et slow fashion : définitions et enjeux
Edit du 7 mars 2023 :
Et une vidéo qui aborde le marché de la mode « Vous êtes victime de la mode même si vous pensez que non » :